Grâce à ses technologies de pointe, notamment l’imagerie par cytométrie de masse « Hyperion », la plateforme SpatiOmics est dédiée à l’exploration du système immunitaire. Son objectif est de mieux comprendre les maladies médiées par le système immunitaire et les mécanismes d’action des immunothérapies.
La plateforme est hébergée au sein de l’unité INSERM « Lymphocytes B, Autoimmunité et Immunothérapies » (LBAI) et sous tutelle du CHU de Brest. Cette organisation lui permet d’être au cœur des activités de recherche clinique sur les maladies auto-immunes et les cancers.

Nous avons rencontré Divi Cornec, Rhumatologue au CHU de Brest et directeur de l’unité LBAI et Nadège Marec, Ingénieur d’étude et Responsable technique de la plateforme SpatiOmics.
Il existe plusieurs niveaux d’études du système immunitaire : sur les cellules en suspension (cellules du sang) mais également dans le tissu, ce qu’on appelle les technologies spatiales, de biologie spatiale, d’où le nom de la plateforme : « SpatiOmics ».
Divi Cornec, Rhumatologue au CHU de Brest et directeur de l’unité LBAI
Cytométrie, imagerie, transcriptomique : 3 pôles complémentaires pour accompagner le développement des immunothérapies
La force de la plateforme réside dans la complémentarité de ses 3 pôles : le « pôle cytométrie » pour l’analyse des cellules en suspension, le « pôle imagerie » pour l’analyse des coupes tissulaires et enfin le « pôle transcriptomique » pour l’analyse de l’ARN des cellules en suspension ou sur coupe.
Le pôle imagerie est le plus développé de la plateforme, il permet d’analyser des coupes tissulaires. Il est équipé des technologies les plus rares, par exemple un Hyperion, outil d’imagerie de masse par cytométrie qui permet de faire des analyses tissulaires jusqu’à 40-45 marqueurs à la fois. La plateforme est aussi équipée d’un Orion, appareil d’immunofluorescence multiplexée, qui peut travailler jusqu’à 17 marqueurs à la fois et permet de scanner une lame entière.
Une plateforme ouverte aux prestations académiques ou industrielles
En plus de ses collaborations académiques, la plateforme a récemment mené des projets avec l’industrie pharmaceutique. Elle a par exemple travaillé sur la description et la compréhension de la première immunothérapie efficace face à la maladie de Sjögren. Une autre collaboration lui a permis d’étudier la physiopathologie de l’atteinte rénale des patients atteints de lupus.
« Les prestations et les services proposés par la plateforme SpatiOmics sont au service de l’ensemble de la communauté de recherche autour des maladies médiées par le système immunitaire, que ce soit des partenaires académiques ou des partenaires privés. »
Divi Cornec, Rhumatologue au CHU de Brest et directeur de l’unité LBAI
SpatiOmics fait partie du réseau Biogenouest
La plateforme est labelisée par Biogenouest, ce qui lui permet de bénéficier de la dynamique du réseau : visibilité, animation, mises en relations et financements pour des équipements et des ressources humaines.
Biogenouest est un réseau interrégional de plateformes technologiques en sciences du vivant et de l’environnement. Il fédère des unités de recherche dans le Grand Ouest et coordonne 38 plateformes technologiques ouvertes à l’ensemble de la communauté scientifique (publique et privée).
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Divi Cornec et Nadège Marec 👇
Publié le 08/09/2026